Les Bons Maux…

… de Monsieur Zlatko Zapostroff

Je veux répondre aux histoires racontées au New York Times par cinq femmes nommées Abby, Rebecca, Dana, Julia, qui ont réussi à utiliser leur nom, et par une qui n’a pas pu.

Ces histoires sont vraies.

À l’époque, je me disais que ce que j’avais fait était acceptable parce que je n’avais jamais montré ma bite à une femme sans lui demander avant, ce qui est vrai. Mais j’ai appris plus tard dans ma vie, trop tard, que lorsqu’on a du pouvoir sur quelqu’un, lui demander de regarder votre bite n’est pas une question. C’est une situation embarrassante. Le pouvoir que j’avais sur ces femmes, c’était qu’elles m’admiraient. Et j’ai utilisé ce pouvoir de façon irresponsable.

J’éprouve du remords par rapport à mes actes. Et j’ai essayé d’en tirer des leçons. Et de les éviter. Maintenant, je suis conscient de l’impact de mes actes. J’ai appris hier à quel point j’ai laissé ces femmes qui m’admiraient avoir une piètre opinion d’elles-mêmes et être prudentes en présence d’hommes qui ne les auraient jamais mises dans une telle situation. J’ai également profité du fait que j’étais très admiré dans mon milieu et le leur, ce qui les a empêchées de partager leur histoire, et quand elles ont finalement voulu le faire, ce fut difficile parce que les gens qui m’admiraient ne voulaient pas en entendre parler. Je ne pensais pas faire tout ça, car ma position me permettait de ne pas y penser. Je ne me pardonne en rien dans toute cette affaire. Et je dois me réconcilier avec la personne que je suis. Ce qui n’est rien par rapport à ce qui les attend.

J’aurais aimé réagir à leur admiration en étant un exemple pour elles en tant qu’homme et en leur prodiguant des conseils en tant qu’humoriste, y compris parce que j’admirais leur travail.

Le plus grand regret avec lequel je dois vivre, c’est d’avoir fait du mal à quelqu’un d’autre. Et j’ai encore du mal à mesurer l’étendue du mal que je leur ai fait. Je m’en voudrais d’oublier le mal que j’ai fait aux gens avec qui je travaille et avec qui j’ai travaillé qui ont été touchés par tout ça, y compris concernant des projets actuellement en production : les acteurs et toute l’équipe de Better Things, Baskets, The Cops, One Mississippi et I Love You, Daddy. Je regrette profondément d’avoir attiré une attention négative sur mon manager, Dave Becky, qui essayait seulement d’arbitrer une situation que j’ai déclenchée. J’ai créé de l’angoisse et de la souffrance aux gens de FX, qui m’ont tant apporté, à The Orchard, qui m’a donné une chance avec mon film et à tous ceux qui ont cru en moi toutes ces années.

J’ai fait souffrir ma famille, mes amis, mes enfants et leur mère.

J’ai passé ma longue et chanceuse carrière à parler et à dire ce que je veux. Je vais désormais prendre du recul et prendre le temps d’écouter.

Merci de votre attention.

Louis CK

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Les Bons Maux…

… de Monsieur Zlatko Zapostroff

Dans notre société, les femmes qui brisent les barrières sont celles qui ignorent les limites.

Arnold Schwarzenegger

Les Bons Maux…

… de Monsieur Zlatko Zapostroff

Les femmes sont plus franchement mammifères que les hommes.

Roland Topor

Les Bons Maux…

… de Monsieur Zlatko Zapostroff

Etre une femme n’est pas besogne facile : on y a toujours affaire aux hommes.

Joseph Conrad

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… de Monsieur Zlatko Zapostroff

Même pour quitter une femme, on a besoin d’elle.

José Artur

Octobre (peut-être rouge) 2017 n’existe plus pour toujours…

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Les Bons Maux…

… de Monsieur Zlatko Zapostroff

Je connais un moyen de ne pas vieillir : c’est d’accueillir les années comme elles viennent et avec le sourire… un sourire, c’est toujours jeune.

Pierre Dac