Gerrie Nel versus Pistorius 3

« M. Pistorius, je vous ai demandé qui nous devrions blâmer pour ce qui s’est passé et vous avez indiqué que nous devrions vous blâmer vous. »

« Devrions-nous vous blâmer pour le fait que vous lui avez tiré dessus ? »

« Nous ne devrions pas vous blâmer. Mais alors qui ? Quoi ou qui ? Reeva pour ne pas vous avoir dit qu’elle allait aux toilettes ? Le gouvernement ? »

« Je vous le dis, M. Pistorius, votre version est non seulement fausse, mais aussi tellement improbable que cela ne peut raisonnablement pas être vrai. »

« Vous vous êtes armé dans l’intention de la tuer et c’est ce que vous avez fait. »

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Gerrie Nel versus Pistorius 2

 

« M. Pistorius, votre version est si improbable qu’elle ne peut raisonnablement pas être vraie. »

Pourquoi alors le jean de la victime traînait-il hors de son sac impeccablement rangé ?

Et pourquoi les claquettes de Reeva apparaissent sur les photos de la police à l’opposé du côté du lit où elle a dormi ?

S’il y a du sang sur la couette photographiée par terre, c’est donc qu’elle y était avant le crime ?

« Ne voulez-vous pas admettre, M. Pistorius, que vous avez fait une erreur et que la couette était bien par terre? »

« Mais est-ce que vous n’oubliez pas quelque chose de très important. La porte du WC a claqué ? »

« Il n’y a pas un seul mot sur cette porte en train de se fermer et de claquer dans votre déposition pour la remise en liberté sous caution. »

« Mais pourquoi? Je ne vais pas me contenter d’un je-ne-sais-pas ». Je vous le dis, monsieur, c’est parce que vous changez votre version au fur et à mesure. »

« Avez-vous tiré sur ce que vous perceviez être un attaquant ? »

« Donc votre ligne de défense a changé. Ce n’est plus la légitime défense ? » . « Même si c’était un cambrioleur, cela aurait été un accident ? »

« Je ne comprends pas votre défense, vous ne pouvez pas avoir deux défenses. Soit vous voulez tirer sur un assaillant, soit vous tirez par erreur, mais pas les deux. »

« Elle voulait s’en aller et vous n’étiez pas en train de dormir, vous étiez tous les deux réveillés ».  « Et il y a eu une dispute »

Gerrie Nel versus Pistorius

Si Pistorius a fait des scènes pour le choix d’un CD en voiture ou un chewing gum mâché en public, il est parfaitement plausible qu’ils se soient disputés la nuit du drame comme l’affirment des voisins ayant entendu des cris.

Où étaient les ventilateurs en cette chaude nuit de fin d’été austral ?

Comment Pistorius pouvait-il les déplacer sans rallonge électrique ?

Pourquoi la couette était-elle par terre au pied du lit à côté du jean de la victime ?

Comment a-t-il pu entendre un bruit suspect mais pas son amie sortir du lit ?

Pourquoi n’a-t-il pas demandé si elle aussi avait entendu du bruit ?

Le tribunal peut-il croire que sa victime soit restée muette alors qu’elle était réveillée ?

Comment croire que Pistorius, inquiet pour sa sécurité et se posant en victime de plusieurs cambriolages ou tentatives d’agression, n’ait pas pris plus de précautions, comme vérifier son alarme ou ranger sa voiture au garage ?

La nuit du drame, Pistorius avait-il ôté la sécurité sur son arme ? Réponse : oui. « Alors c’est que vous vouliez tirer ? C’était votre intention ? Vous étiez prêt à tirer ? »

« Vous saviez que Reeva était derrière la porte et vous avez tiré sur elle ! »