Dis-toi bien qu’si quelque chose devait m’manquer, ce serait plus l’vin, ce serait l’ivresse…

Un singe en hiver

Oh putain ! J’ai des frissons…

Et oui, vous z’avez-là un des meilleurs films du monde (enfin, un des meilleurs films du monde que j’ai vu…) et que je ne me lasse pas de voir et revoir et revoir…

1962, Gabin doit tourner son film annuel… Mais Gabin, en montant sur le bateau où devait se tourner le film, trouva que ça sentait la morue, il décida de ne pas faire le film.

Michel Audiard proposa alors d’adapter un livre d’Antoine Blondin, Un singe en hiver (1959).

Merci Jean d’avoir été aussi con sur ce coup-là…

Réalisé par Henri Verneuil assisté par Claude Pinoteau, Maurice Kaminsky et Costa-Gavras (des noms qui me disent quelques choses…) sur une magnifique musique de Michel Magne et avec Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo, Suzanne Flon (superbe), Nœl Roquevert, Paul Frankeur… et un certain Henri Verneuil (figurant en officier allemand pendant le générique de début).

« Et le vieil homme entra dans un long hiver… »

Suite au tournage de ce chef-d’œuvre, Jean Gabin fit stipuler sur ses contrats qu’il ne voulait pas monter d’escalier…

Attention aux roches. Et surtout attention aux mirages. Le Yantse Kiang n’est pas un fleuve, c’est une avenue. Une avenue de 5000 km, qui dégringole du Tibet pour finir dans la mer jaune. Avec des jonques et pis des sampangs de chaque côté. Et pis au milieu y a des tourbillons d’îles flottantes avec des orchidées hautes comme les arbres. Le Yantse Kiang camarade c’est des millions de mètres cubes d’or et de fleurs qui descendent vers Nankin. Pis avec tout le long des villes ponton où on peut tout acheter : l’alcool de riz, les religions et pis les garces et l’opium. Je peux vous affirmer tenancière qu’le fusillier marin a été longtemps l’élément décoratif des maisons de thé. En ce temps-là on savait rire. Elle s’était mise sur la paille pour un maquereau roux et rose. C’était un juif, il sentait l’ail, et l’avait, venant de Formose, tirée d’un bordel de Shanghai…

Michel Audiard

Que dis-je

L’immense Michel Audiard

« Un singe en hiver » eut fort à faire avec la commission de censure qui voyait dans le film une apologie de l’alcool.
C’est la seule et unique fois où Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo se rencontrèrent à l’écran !

Voulez-vous en savoir plus ?

– Oh oui !

– Oh non !

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