Un singe en hiver (2)

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Un film d’Henri Verneuil (1962). Les dialogues sont signés Michel Audiard.

Répliques et dialogues:

« Si je buvais moins, je serais un autre homme, et j’y tiens pas ! »
-Jean Gabin

« Arrière les Esquimaux ! Je rentre seul. Un matador rentre toujours seul ! Plus il est grand, plus il est seul. Je vous laisse à vos banquises, à vos igloos, à vos pingouins. ¡ Por favor Señora ! À quelle heure le train pour Madrid ? »
-Jean-Paul Belmondo

« Le picon-bière, ça pardonne pas. C’est de ça que mon pauvre papa est mort. Il n’y a rien de plus traître ! »
-Paul Frankeur

« Cette nuit, Albert vous a parlé du Yang Tsé Kiang. Eh bien il faut pas ! C’est mauvais pour lui. »
-Suzanne Flon

« Ah ! Nous y voilà ! Ma bonne Suzanne, tu viens de commettre ton premier faux-pas ! Y a des femmes qui révèlent à leur mari toute une vie d’infidélité, mais toi, tu viens de m’avouer 15 années de soupçon. C’est pire ! Eh bien que t’a peut-être raison : qui a bu boira ! Ça faut reconnaître qu’on a le proverbe contre nous. »
-Jean Gabin

« Les gastronomes disent que c’est une maison de passe et les vicelards un restaurant chinois. »
-Jean Gabin

« Dis-toi bien que si quelque chose devait me manquer, ce ne serait plus le vin, ce serait l’îvresse ! »
-Jean Gabin

« Monsieur Esnault, si la connerie n’est pas remboursée par les assurances sociales, vous finirez sur la paille ! »
-Jean-Paul Belmondo

« En Chine, quand les grands froids arrivent, dans toutes les rues des villes, on trouve des tas de petits singes égarés sans père ni mère. On sait pas s’il sont venus là par curiosité ou bien par peur de l’hiver, mais comme tous les gens là-bas croient que même les singes ont une âme, ils donnent tout ce qu’ils ont pour qu’on les ramène dans leur forêt, pour qu’ils trouvent leurs habitudes, leurs amis. C’est pour ça qu’on trouve des trains pleins de petits singes qui remontent vers la jungle. »
-Jean Gabin

Un singe en hiver

(Pendant un bombardement.)
Suzanne : Albert, j’ai peur !
Albert : Bois !
-Suzanne Flon, Jean Gabin

Suzanne : Avoue que c’est quand même une drôle d’heure pour arriver, surtout de ce temps là !
Albert : Ah ! Les voyageurs c’est fait pour voyager, le temps n’a rien à voir là-dedans !
-Suzanne Flon, Jean Gabin

Albert : Le voyage, votre façon de voyager.
Gabriel : Ah ça ! C’est un secret !
Albert : Oh ! là là ! Le véhicule, je le connais : je l’ai déjà pris. Et ce n’était pas un train de banlieue, vous pouvez me croire. M. Fouquet, moi aussi, il m’est arrivé de boire. Et ça m’envoyait un peu plus loin que l’Espagne. Le Yang Tsé Kiang, vous en avez entendu parler du Yang Tsé Kiang ? Cela tient de la place dans une chambre, moi je vous le dis !
-Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo

Albert : Ah parce que tu mélanges tout ça, toi ! Mon Espagnol comme tu dis et le père Bardasse. Les Grands Ducs et les Bois-sans-soif !
Esnault : Les grands ducs !
Albert : Oui, monsieur ! Les princes de la cuite, les seigneurs ! Ceux avec qui tu buvais le coup dans le temps et qui ont toujours fait verre à part ! Dis-toi bien, que tes clients et toi, ils vous laissent à vos putasseries les seigneurs : ils sont à cent mille verres de vous ! Eux, ils tutoient les anges !
Esnault : Excuse moi, mais nous autres on est encore capable de tenir le litre sans se prendre pour Dieu le Père !
Albert : Mais, c’est bien ce que je vous reproche ! Vous avez le vin petit et la cuite mesquine. Dans le fonds, vous ne méritez pas de boire ! Tu te demandes pourquoi il picole l’Espagnol ? C’est pour essayer d’oublier les pignoufs comme vous !
-Jean Gabin, Paul Frankeur

Albert : Pourquoi buvez-vous ?
Gabriel : La question m’a déjà été posée Monsieur le Proviseur !
Albert : Probablement par des gens qui vous aiment bien !
Gabriel : Probablement… Claire me la posait trois fois par semaine. Elle devait m’adorer.
-Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo

Albert : Écoute, ma bonne Suzanne, t’es une épouse modèle.
Suzanne : Mof !
Albert : Mais si, t’as que des qualités. Et physiquement, t’es restée comme je pouvais l’espérer. C’est le bonheur rangé dans une armoire. Et tu vois, même si c’était à refaire, et bien je crois que je t’épouserais de nouveau. Mais tu m’emmerdes.
Suzanne : Albert !
Albert : Tu m’emmerdes gentiment, affectueusement, avec amour ! Mais tu m’emmerdes !
-Suzanne Flon, Jean Gabin

Albert : Adressez-vous à l’Intendance, nous on paye plus ! On ne connaît plus, on ne salue plus !
Gabriel : On méprise !
-Jean Gabin, Jean-Paul Belmondo

(La toute dernière réplique du film)
Marie : Dis p’pa, tu crois qu’il en a vu des singes en hiver ?
Gabriel : Je pense qu’il en a vu au moins un.
-Jean-Paul Belmondo

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