
Le monde entier a découvert le monsieur avec son extraordinaire défi cinématographique, adapter la trilogie du seigneur des anneaux de J.R.R. Tolkien en trilogie filmique.
Et ça donne ça !
2001, LA COMMUNAUTE DE L’ANNEAU (The Followship Of The Ring)

2002, LES DEUX TOURS (The Two Towers)

2003, LE RETOUR DU ROI (The Return Of The King)

…
Et le monde a aussi vu son dernier film en date, le remake du King Kong de 1933.
2005, KING KONG

Mais avant King Kong et la trilogie du seigneur, qu’a donc réalisé le joufflu de Nouvelle-Zélande ?


Tout commence en 1987… BAD TASTE

“Des aliens venus de l’espace ont débarqué sur terre pour faire le plein de viande humaine afin d’alimenter leur chaîne de restaurant de l’espace…”
…
1989, LES FEEBLES (Meet The Feebles)

“C’est l’histoire de Robert le hérisson qui, en faisant ses premiers pas dans le show-business, va découvrir l’envers du décor et la folie des Feebles !!”
…
1992, BRAINDEAD (Dead Alive)


“La première victime du singe-rat sera Vera, la mère de Lionel qui, à partir de ce moment-là, devra gérer au mieux les transformations zombiesques de sa maman et de tous ceux qu’elle va mordre au fil de l’aventure…”
…
1994, CREATURES CELESTRES (Heavenly Creatures)

“Adapté d’un fait divers réel… 2 jeunes filles dans les années 50, deviennent les meilleures amies du monde et grâce à leur imagination débordante, elles vont s’inventer un monde fantastique. Mais les parents s’inquiètent de leur comportement et décident de les séparer…”
…
1995, FORGOTTEN SILVER

“Peter Jackson et Costa Botes nous font découvrir à travers ce documentaire l’incroyable vie du néo-zélandais Colin McKenzie, pionnier du cinéma mondial mais totalement disparu de l’histoire du septième art…”
…
1996, FANTÔMES CONTRE FANTÔMES (The Frighteners)


“Frank Bannister est un médium réellement capable de voir des fantômes et avec l’aide de ses amis spectrales, ils arnaquent les gens jusqu’au jour où ce train-train est bouleversé par des meurtres commis par la mort elle-même…
Et en attendant le prochain film du maître (adaptation du roman Lovely Bones d’Alice Sebold disponible en français sous le titre La nostalgie de l’ange. Le film, produit par DreamWorks, sortira en France le 27 janvier 2010. De concert avec Steven Spielberg, ils vont commettre Tintin. Pour animer les personnages de la célèbre bande dessinée de Hergé, Weta Digital utilisera un nouveau procédé de capture de mouvements. Spielberg réalisera le premier film et Jackson le second. Il s’agit d’une production d’envergure dont le budget avoisine les 100 millions de dollars. La sortie du premier film est prévue pour 2011.
Peter Jackson sera le producteur exécutif des deux films du projet “Bilbo le hobbit” réalisé par Guillermo Del Toro.)

Voici Bad Taste en VONST
Peter Jackson, un gars qui mérite d’être connu !
5 novembre 2009Freddy le petit…
30 octobre 2009
Biographie:
Freddy Krueger est né en 1942, dans un hôpital de Springwood. Amanda Krueger, sa mère, était bonne soeur dans un asile psychiatrique de Springwood, fermé depuis. Vous allez me demander si, tout comme Jésus, Freddy fut victime d’une immaculée conception ? Et bien non, la vérité est bien moins propre sur elle… Amanda fut involontairement; ça, c’est ce qu’ils disent, enfermée dans une salle avec une centaine de malades, qui la violèrent dans la joie et la bonne humeur et, fatalement, Amanda tomba enceinte du petit. Neuf mois plus tard, ce qui devait arriver, arriva, elle donna naissance à Freddy et mourut en couches.

On ne peut pas dire que le petit Freddy eu une enfance heureuse; ses camarades de classe et ses professeurs le rejetèrent, et il présentait déjà des signes de sadisme. Jeune adulte et élevé par un beau-père ivrogne et violent, Freddy fit sa première victime en tuant ce fumeux beau-père.


Une vingtaine d’années plus tard, il se maria avec Loretta et ils eurent une fille : Kathryn. C’est durant cette période que notre héros commit un maximum de meurtres d’enfants. Il en tua une bonne vingtaine à Springwood après les avoir amenés dans une vieille chaufferie abandonnée parce que les chaufferies neuves sont rarement abandonnées.


Sa femme découvrit alors les armes des crimes (notamment les griffes) et les nombreux articles de journaux que Freddy collectionnait, cachés au fond de la cave de leur maison. Horrifiée, elle promit à son mari de ne rien dire mais notre camarade de jeu ne l’entendit pas de cette oreille, il l’étrangla sous les yeux de leur fille, alors âgée de 5 ans, bichette.
Freddy fut finalement arrêté peu de temps après. Sur le point d’être jugé coupable, il fut relâché suite à un vis de forme dans la procédure administrative américaine.


Un soir, alors que le Freddy finissait de jouer avec une autre victime dans sa chaufferie, des parents se rassemblèrent autour de la dite chaufferie et mirent le feu au moyen de cocktails Molotov. Freddy, enfermé dedans, tel une sorcière du Moyen-Age, brûla vivement.


C’est à ce moment-là que l’histoire commence, la peur toujours présente chez les habitants de Springwood permet à Freddy de revivre dans leur cauchemars (il est dit dans les milieux concernés que les démons du rêve lui proposèrent de vivre éternellement dans les cauchemars). C’est donc ainsi qu’il s’attaque joyeusement aux adolescents de la Rue de l’Orme (Elm Street). Et si on chantait maintenant !

« 1-2 Freddy te coupera en deux
3-4 remonte chez toi quatre à quatre
5-6 n’oublie pas ton crucifix
7-8 surtout ne dors plus la nuit
9-10 il est caché sous ton lit… »
— dans Les griffes de la nuit et La Revanche de Freddy


« 1-2 voilà, Freddy l’affreux
3-4 attention il va te battre
5-6 munis toi d’un crucifix
7-8 reste éveillé toute la nuit
9-10 si tu t’endors, ç’en est fini…»
— dans Les griffes du cauchemar


« 1-2-3 ne vous endormez pas
4-5-6 empoignez votre crucifix….
5-6 munis toi d’un crucifix. »
— dans L’enfant du cauchemar


« 1-2 Freddy te coupera en deux
3-4 reviens quatre à quatre
5-6 prends la croix du Christ
7-8 pour le mettre en fuite
9-10 il faut que je te punisse…»
— dans Freddy sort de la nuit


« One-two…Freddy’s coming for you.
Three-four…better lock your doors.
Five-six…get a crucifix.
Seven-eight…better stay up late.
Nine-ten…never sleep again. »
— Version originale dans Freddy Vs Jason


…
Naissance : 1942
Décès: 1968
Genre: Homme
Activité: tueur
Caractéristique(s): Des griffes d’acier montées sur un gant. Corps entièrement brûlé.
Adresse: Springwood, Ohio, États-Unis
Taille: 1m76
Famille: Amanda Krueger (mère)
Loretta Krueger (femme)
Kathryn Krueger (fille)
Ennemi(s): Tout le monde



Ah Schwarzy on te reconnaît bien là !
28 octobre 2009À lire sur le site pour comprendre le message :
Question !
14 octobre 2009
Cet homme, que nous ne connaissons pas, qui est confortablement assis sur cette photo et qui, nous tenons à le préciser, ne nous a strictement rien fait, s’appelle Lolo Baba (pas de chance).
…
La question :
- Monsieur Lolo Baba ici présent que nous saluons au passage, a t-il un lien quelconque, direct ou indirect avec la secte “LOLOBABA” ?

… Et surtout, je n’oublie pas de faire pipi avant de prendre la route. Cela évitera un arrêt intempestif qui pourrait nuire à la réussite de ma mission.
12 octobre 2009
…
LA CHARTE DU BON CONDUCTEUR
(document officiel)
…

…
1- Je ne conduis un véhicule que si je dispose d’un permis valide, dans le cas contraire, j’en avise ma hiérarchie.
2- Avant utilisation, je vérifie :
-L’état de bon fonctionnement du véhicule utilisé, notamment, les niveaux, la pression et l’usure des pneus. A cet égard, je n’ignore pas que la distance de freinage est plus longue avec des pneus sous gonflés ou usés : elle est équivalente à celle rencontrée sur route mouillée.
-L’état de propreté des parties vitrées et des feux afin de voir et d’être vu.
3- La consommation d’alcool et de produits stupéfiants est totalement incompatible avec la conduite et l’exercice de mes missions.
4- Je porte ma ceinture de sécurité et veille à ce qu’il en soit de même pour mes équipiers.
5- Je suis attentif à ma conduite et, pour cela, je n’utilise ni téléphone portable ni radio émetteur en conduisant.
6- Je garde une distance de sécurité avec le véhicule me précédant.
7- J’adapte ma vitesse au trafic et aux conditions atmosphériques.
8- Lorsque je dois stationner :
- J’utilise un emplacement prévu à cet effet que je quitte avec prudence pour ne pas exposer les usagers -notamment les deux roues- à des conséquences graves. Pour la même raison, j’ouvre ma portière avec précaution pour ne pas être heurté par un autre véhicule.
- Je porte attention aux obstacles bas qui, sur l’arrière et les côtés, ne seraient pas visibles au moyen des rétroviseurs.
9- Lorsque je fais une marche arrière, je m’assure qu’aucun obstacle de faible dimension ne pourra gêner ma manoeuvre.
10- Je connais le gabarit de mon véhicule -la hauteur de la rampe lumineuse par exemple- et suis attentif aux obstacles de la route.
11- Je n’utilise les signaux de priorité qu’en cas d’absolue nécessité et sur ordre du chef de bord.
J’avise le Centre d’information et de Commandement de l’usage des avertisseurs sonores et lumineux, à charge pour l’opérateur de l’interdire éventuellement en fonction de la nature de la mission.
12- Je me concentre exclusivement sur la conduite du véhicule et suis les instructions de mon chef de bord quant à l’itinéraire à emprunter.
13- Je suis prudent et vigilant, je maîtrise mon véhicule en toutes circonstances et je ne fais pas de demi-tour intempestif, cette action pouvant engendrer les mêmes conséquences que celles citées précédemment (cf.8 ci-dessus).
14- Lors de mes déplacements d’urgence, je ralentis avant les carrefours et m’assure que les autres usagers ont compris ma manoeuvre pour ne pas les mettre en danger. Je m’engage prudemment même lorsque les avertisseurs sonores et lumineux sont en action.
15- J’adapte ma vitesse pour contribuer à la sécurité des usagers et à la bonne exécution de ma mission. Un accident m’enlèverait toute chance de la réaliser.
16- En dehors des interventions, j’adopte toujours une conduite normale respectant toutes les règles établies par le code de la route.
17- Par cette conduite responsable, respectueuse de la vie humaine, je mène à bien ma mission et je valorise l’image de la Police Nationale.
…

Frédéric l’ermite errant…
9 octobre 2009
Extraits du livre “La Mauvaise Vie” de Frédéric Mitterrand (Edition Robert Laffont, 2005)
(…)
“Il se tenait comme les autres sur la petite scène, les mains croisées en arrière pour bien marquer le corps dans la lumière, en boxer short immaculé, le côté saint Jean-Baptiste qu’ils retrouvent instinctivement et que les pédés adorent, mais le visage fermement dessiné, l’expression avec du caractère, regard sans mièvrerie et sourire sans retape, un charme immédiat qui le détachait du groupe des enjôleurs professionnels. J’imaginais Tony Leung à vingt ans. Il a ri comme s’il avait gagné à la loterie quand j’ai fait appeler son numéro et lorsqu’il est venu près de moi, j’ai deviné brièvement l’odeur de sa peau, eau de Cologne légère et savon bon marché ; pas de ces parfums de duty free dont ils raffolent en général. Il avait l’air vraiment content d’aller avec moi ; j’ai senti qu’il serait vif et fraternel. Les rats qui grouillent dans la ruelle détalent à notre passage, les néons disparaissent derrière nous dans la pénombre, les remugles des poubelles s’estompent dans la chaleur poisseuse, et le vacarme assourdissant de la techno qui dégorge par les portes ouvertes de tous les autres clubs accentue cette impression de privation sensorielle où je concentre toute mon attention uniquement sur lui et sur ce que j’en attends.”
(…)
(…)
“On peut prendre deux garçons, ou même plusieurs, aucune objection puisque la réponse est toujours : I want you happy. Contrairement à une assertion généralement colportée il y a peu de ruines sexuelles occidentales parmi le public, la clientèle est en majorité locale, d’âge moyen, bien convenable et sort en bande légèrement arrosée au whisky-Coca. Les quelques naufragés à peau blanche du Spartacus font plutôt tache dans l’ensemble mais il est vrai aussi qu’on leur propose les meilleures tables.”
(…)

(…)
“Je m’arrange avec une bonne dose de lâcheté ordinaire, je casse le marché pour étouffer mes scrupules, je me fais des romans, je mets du sentiment partout ; je n’arrête pas d’y penser mais cela ne m’empêche pas d’y retourner. Tous ces rituels de foire aux éphèbes, de marché aux esclaves m’excitent énormément. La lumière est moche, la musique tape sur les nerfs, les shows sont sinistres et on pourrait juger qu’un tel spectacle, abominable d’un point de vue moral, est aussi d’une vulgarité repoussante. Mais il me plaît au-delà du raisonnable. La profusion de garçons très attrayants, et immédiatement disponibles, me met dans un état de désir que je n’ai plus besoin de refréner ou d’occulter. L’argent et le sexe, je suis au cœur de mon système ; celui qui fonctionne enfin car je sais qu’on ne me refusera pas. Je peux évaluer, imaginer, me raconter des histoires en fonction de chaque garçon ; ils sont là pour ça et moi aussi. Je peux enfin choisir. J’ai ce que je n’ai jamais eu, j’ai le choix ; la seule chose que l’on attend de moi, sans me brusquer, sans m’imposer quoi que ce soit, c’est de choisir. Je n’ai pas d’autre compte à régler que d’aligner mes bahts, et je suis libre, absolument libre de jouer avec mon désir et de choisir. La morale occidentale, la culpabilité de toujours, la honte que je traîne volent en éclats ; et que le monde aille à sa perte, comme dirait l’autre.”
(…)
(…)
” Je me déshabille et le rejoins sous la douche, au cas où il me poserait encore des questions sur l’effet qu’il me fait, elles n’ont plus de raisons d’être et il me savonne gaiement, cette fois bien rassuré. Tout se passe normalement. En France, avec la plupart des gigolos, c’est toute une histoire pour arriver à les faire bander mais on n’est décidément pas en France et nous continuons avec le gant, le savon, le pommeau de douche à nous explorer et à nous mesurer l’un à l’autre en riant doucement. Il est presque aussi grand que moi et certainement plus solide, bâti comme les champions de kick-boxing qui vous allongent en un éclair. Mais je n’ai rien à craindre de lui, c’est un jeu délicieux auquel je m’abandonne en fermant les yeux, plein de joie et de confiance. Je ne sais plus qui protège l’autre.”
(…)

(…)
“Il y a des choses que je n’assume plus depuis une mauvaise expérience avec un Marocain, il y a trente ans dans un sauna. C’était un ouvrier immigré, assez beau gosse, qui ne pensait qu’à son plaisir et se vengeait de tout le reste, en bon macho, la lutte des classes au bout du zob enfoncé jusqu’à la garde dans le cul des jeunes bourgeois. Il m’avait blessé, infecté d’une maladie, souffrance tenace et secrète dont j’ai mis des mois à me guérir.
(…)
Chaque fois que je vais avec un garçon, je le revois au moins un instant, devant moi, dans l’affreuse chambre fermée comme un bunker et j’ai l’impression de le trahir, lui, là-bas, si loin, mon garçon de Patpong.”
(…)

Peace…
9 octobre 20092009, somewhere in Afghanistan…
…
Le prix Nobel de la paix 2009 a été attribué, vendredi 9 octobre au président américain, Barack Obama, “pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie et de la coopération internationales entre les peuples”, a annoncé le jury du prix à Oslo.

Le premier Afro-Américain élu à la Maison Blanche a lancé des appels en faveur d’un monde sans armes nucléaires et s’emploie à relancer le processus de paix israélo-palestinien, depuis son investiture en janvier dernier.


En septembre, Barack Obama avait présidé une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, qui avait entériné à l’unanimité une résolution, rédigée par les Etats-Unis, appelant les pays nucléarisés à démanteler leurs arsenaux. Obama est le troisième Américain membre du Parti démocrate à recevoir le Nobel de la paix depuis le début du XXIe siècle, après l’ancien président Jimmy Carter (2002) et l’ancien vice-président Al Gore (2007).



…
La paix… Tranquille…

From Québèc !
9 septembre 2009VOCABULAIRE :
Agace-pissette : Allumeuse.
Bibitte : Insecte.
Frencher : Embrasser à la “française”.
Se faire fourrer : Se faire avoir.
…

… De la poésie, moi, j’dis !
To be wolf or not to be wolf…
30 août 2009(… Gérard… Il est pas droit ton texte…)

Le poème nous est parvenu grâce à l’unique exemplaire d’une copie du Xe siècle : son premier propriétaire identifié est Lawrence Nowell, un érudit du XVIe siècle. Cela vous fait une belle jambe de savoir ça mais je continue quand même… Le manuscrit apparaît ensuite au XVIIe siècle dans le catalogue des possessions de Sir Robert Bruce Cotton; malheureusement, la copie est irrémédiablement endommagée pendant l’incendie de sa bibliothèque en 1731; enfoiré de Cotton !

Le chercheur islandais Grímur Jónsson Thorkelin (… A tes souhaits…) effectue la première transcription du manuscrit en 1786 et la publie en 1815 (… Tu as galéré ou t’es pas un rapide, Thorkelin ?), sous l’impulsion d’une recherche soutenue par le gouvernement danois. Depuis lors, le manuscrit a souffert encore quelques dommages, et c’est donc la transcription de Thorkelin qui sert généralement de base aux philologues. La fiabilité de la lecture de Thorkelin a été mise en cause (… En plus, t’es même pas fiable…), notamment par Chauncey Brewster Tinker dans son édition regroupant les différentes traductions des chercheurs du XIXe siècle (The Translations of Beowulf).

Le récentiste Uwe Topper défend l’idée que le manuscrit daterait seulement de la fin du XVIIe siècle; le fou…
De nos jours, Beowulf est considéré comme l’un des plus vieux témoignages écrits de la littérature anglo-saxonne, après l’hymne de Caedmon bien sûr. L’époque de la composition du poème reste obscure : certains philologues suggèrent que les variations linguistiques sont typiques du début du VIIIe siècle, tandis que d’autres pensent à une époque postérieure, et vont jusqu’à suggérer que l’original n’aurait précédé que de peu de temps la copie qui nous est parvenue.
Mais même si Beowulf reste une fable imaginaire, le poème évoque à plusieurs reprises des événements historiques : le raid en hélicoptères du Roi Hygelac chez les Frisons, aux environs de 515 ; la présence de Hrothgar, Hrothulf et Ohthere (… Tu peux répéter, s’il te plaît…), des héros légendaires probablement inspirés de personnalités réelles ; de plus, certains événements sont à rapprocher des sources scandinaves comme la Vieille Edda, la Gesta Danorum, les fornaldarsagas, etc. Ces sources reprennent souvent les mêmes héros danois et suédois. Le héros lui-même est probablement inspiré du Bödvar Bjarki, « l’ours de bataille » : le nom de Beowulf est un « kenning » (nom métaphorique pour ceux qui savent pas ce que c’est qu’un kenning… Mauvais, vous êtes mauvais…) pour l’ours, le « loup des abeilles » (« bee-wolf »). On pense aussi que Beowulf pourrait être à l’origine de la dynastie anglaise des Wuffingas qui régnèrent sur l’Est-Anglie (Suffolk) du VIe au VIIIe siècle, et qu’il avait donc légué à ceux-ci ses lointaines origines scandinaves mais on n’y pense que de temps en temps.
Ces parallèles ont conduit de nombreux chercheurs à considérer les faits décrits dans le poème comme des événements réels, qui se seraient déroulés entre 450 et 600 au Danemark et au sud de la Suède. Dans ce dernier cas, les fouilles archéologiques ont pu confirmer l’existence de tumuli funéraires désignés par les traditions suédoises, et certains tombeaux ont été identifiés comme ceux d’Eadgils et d’Ohthere dans l’Uppland. De la même manière que le fragment de Finnsburg et d’autres vestiges de poèmes courts, Beowulf a pu être conçu en premier lieu comme document historique pour détailler l’existence de figures importantes, comme Eadgils et Hygelac, ou Offa, roi des Angles sur le continent (… Une autre fois, on vous parlera du roi des coins, un type incroyable…). La dimension généalogique est importante et traduit la nécessité pour un peuple de fonder ses origines à travers l’origine de ses chefs. En tant que récit historique, basé sur la chronique de hauts faits guerriers, Beowulf contient une forte dimension collective et identitaire.

J. R. R. Tolkien, le copain de Peter Jackson, travailla dans sa jeunesse à la traduction de Beowulf, et pratiqua le texte pendant toute sa vie professionnelle (il était philologue et professeur de langue et littérature anglaise et d’anglo-saxon à Oxford). En 1936, sa conférence “Beowulf : les monstres et les critiques” a révolutionné le mode de perception du poème. Avant que Tolkien ne le remarque, Beowulf n’était étudié que pour sa valeur linguistique ou historique, mais son contenu littéraire était méprisé, les salaups !
Tolkien a mis en avant avec passion la beauté et la richesse de l’œuvre, et a réussi à convaincre le milieu universitaire de considérer Beowulf comme un des plus beaux poèmes de langue anglaise, rien que ça. Les autres mecs devaient être complètement aveugles ou cons pour que personne avant le Tolkien, ne se rende compte que c’était beau !
Ce texte lui servit d’inspiration dans plusieurs passages de son œuvre. Par exemple, certains aspects de Gollum rappellent Grendel (…Oh, le copieur…). De même, le vol de la coupe du dragon qui, par la suite, incendie un village, rappelle l’épisode de Bilbo et Smaug dans Bilbo le Hobbit. Dans Le Seigneur des anneaux, l’arrivée d’Aragorn, Legolas, Gimli et Gandalf à Meduseld, le Château d’Or du Rohan, fait écho à l’arrivée de Beowulf à la cour du roi Hroðgar.




![lynd ward 17 [Beowulf the King]-e lynd ward 17 [Beowulf the King]-e](http://zanybao.files.wordpress.com/2009/08/lynd-ward-17-beowulf-the-king-e.jpg?w=402&h=553)
![lynd ward 18 [Beowulf battles the Wyrm]-e lynd ward 18 [Beowulf battles the Wyrm]-e](http://zanybao.files.wordpress.com/2009/08/lynd-ward-18-beowulf-battles-the-wyrm-e.jpg?w=417&h=566)


…
Si vous voulez en savoir plus sur ce légendaire bellâtre du nord, démerdez-vous !
Publié par anseaulme
Publié par anseaulme
Publié par zanybao