
C’était une icônes, une star du cinéma porno.

“Behind the Green Door” 1972.
Pour ceux dont la traductionite ne fonctionne plus: “Derrière la porte verte” est le film qui a fait connaître cette Marilyn dans le monde entier…

Premier long métrage X à recevoir une large distribution aux Etats-Unis et dans lequel Marilyn Chambers fut l’une des premières actrices blanches à avoir des relations sexuelles à l’écran avec un Noir. Vive Obama !
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PUB !

Fin de la pub…
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L’histoire:
“Deux chauffeurs routiers s’arrêtent dans un “dinner” et bavardent avec le cuisinier. Ils lui racontent l’histoire de la fameuse Porte Verte : tout commence dans un hôtel. Une jeune femme y est enlevée par deux hommes qui l’emmènent dans un club au lueurs vertes où les habitués sont masqués et ont le sexe en l’air. Elle est bientôt sur scène, au centre d’une orgie, devant une assistance d’abord passive puis active. L’un des camionneurs – le narrateur de l’histoire – est dans le public. Tout cela a-t-il eu vraiment lieu ?”…
Serait-ce un bon film ?
Le point de départ de Derrière la Porte Verte semble être une légende urbaine, dont l’une des premières variantes serait celle du viol rituel d’une jeune mariée dans une maisonnette du sud de la France à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, auquel des GI pouvaient assister moyennant finance !! (d’où sort cette “légende urbaine” ? – Je ne le sais pas…)
Derrière LA Porte Verte, on trouve les frères Mitchell, pas eddy mais Jim et Artie. Anciens étudiants de cinéma à San Francisco, ils produisent et réalisent à la chaîne à partir de 1969 des loops, petits films érotiques montés en boucle et destinés à être projetés non stop dans leur propre salle de cinéma. Puis ils prennent du galon et en viennent au hardcore (hardcore: Des bites et des chattes qui se rentrent dedans en gros plans).
En 1972, ils passent une petite annonce pour auditionner le rôle principal de ce qui sera Derrière la Porte Verte. Marilyn Ann Briggs, plus tard rebaptisée Chambers, y répond (mannequin au visage connu pour une campagne américaine de publicité pour un savon)…
(le savon Ivory, “pur à 99, 44%”, slogan évidemment détourné ensuite par les Mitchell en “impur à…”). D’abord hésitante, elle envisage d’y jouer un rôle non pornographique. Mais intriguée par l’histoire (ouai, ouai… C’est ce qu’elle dit…), elle accepte le rôle principal. Les Mitchell Brothers lui proposent une offre exceptionnelle pour l’époque : 2500 dollars de salaire plus un pourcentage sur les recettes et le choix de ses partenaires. Offre profitable puisque le film rapportera 200 000 dollars en 20 semaines et 20 millions en moins de 3 ans d’exploitation. Le film récolte d’excellentes critiques et devient vite le film à voir, donnant une respectabilité éphémère au genre en l’amenant dans les salles de cinéma traditionnelles.

Au festival de Deauville de 1975, le ministre de la culture de l’époque, Michel Guy, un gars bien à priori et un innovateur méconnu, réservera une rangée de fauteuils VIP pour la première française du film.

Derrière la Porte Verte fait naître l’idée que le film pornographique est un matériau propice à l’expérimentation. Et faut voir les expérimentations ! Les salauds !!
Un film à découvrir absolument !! Pas pour le cul mais pour le culte !

Mais le pourquoi du comment de cet article existe aussi parce qu’en 1977, Marilyn Chambers joue dans le merveilleux “rabid” (rage!) de David Cronenberg !

“Suite à un accident de moto, une jeune femme qui a subi une greffe de peau, se transforme en une sorte de vampire bien particulier… La région devient petit à petit, inexorablement et fatalement contaminée par une mystérieuse rage”…

Dans un climat troublant et morbide, Cronenberg filme la contamination de façon progressive, singulière et inquiétante, voire parfois délirante. Les victimes du virus sont en quelque sorte représentées par des zombies déchaînés, affublés d’une bave verdâtre peu ragoûtante qui s’échappe de leur bouche; vous allez me dire que la bave et la bouche sont liées par un destin commun que nul ne pourra changer, c’est pas faux… Tous comme les chiens enragés, ils contaminent par la morsure donc par la bouche, même si la jeune femme jouée par Marilyn Chambers propage le virus à l’aide d’un dard qui a pris forme sous son aisselle; ce n’est pas une chienne, elle…

Un immense film de genre servi par un Cronenberg au meilleur de sa forme (merci Marilyn…) mais qui n’a pas toujours les moyens de faire ce qu’il veut et ça se voit dans certaines scènes mais on s’en fout. Chambers est magnifique et sa sensualité y est transcendée par la caméra dudit Cronenberg même s’il n’avait pas toutes les thunes qu’il aurait aimé avoir… Mais on s’en fout !





Marilyn Chambers, 56 ans, a été retrouvée morte chez elle à Los Angeles, le dimanche 12 avril 2009 au petit matin ou dans l’après midi ou lorsque les rayons du soleil commençaient à disparaître pour laisser place à une nuit noire et calme comme un jour férié à la campagne.
